Category : Petits Pas

Vélo en Bièvre Isère

Plaidoyer pour se remettre en selle et lâcher les freins

Se mettre ou se remettre au vélo ? Quel vélo ? Assistance électrique ? Combien ça coûte ? Peut-on rouler en sécurité ? Quels sont les projets pour le développement du vélo sur le territoire

A toutes ces questions, Philippe Jondeau et Séverine Charpentier ont apporté des réponses lors de la discussion organisée au Kafékifé, samedi 18 décembre.

Philippe Jondeau est directeur du pôle Développement Durable à Bièvre Isère Communauté, et auteur de l’ouvrage « Vélorutionnaire » (lire ci-dessous).

Séverine Charpentier est passionnée de vélo et déléguée locale de l’association AF3V (association française pour le développement des véloroutes et voies vertes).

Le premier, qui a choisi d’utiliser le vélo à assistance électrique au quotidien pour ses trajets domicile-travail (40 minutes de trajet) et ses déplacements proches, a fait part de son expérience. Il a mis en évidence qu’un changement dans ses moyens de déplacement en entraîne beaucoup d’autres dans la vie, dans les rapports avec les autres, sur la route ou en famille, dans la façon de prendre soin de soi, de sa santé physique et mentale et d’être disponible aux autres.

Il a parlé du VAE classique dont l’assistance cesse après 25 km/h et permettant des moyennes de 20 km/h, mais aussi du speed bike, plus puissant, nécessitant casque homologué, BSR ou permis de conduire, immatriculation et assurance, avec assistance limitée à 45 km/h et soutenant une moyenne de 35 km/h.

En passant au vélo, c’est tout un environnement que l’on met en place : cela se conçoit, cela se prépare.

Séverine Charpentier a détaillé de façon très pragmatique les règles d’usage du vélo, la pédagogie de la signalétique, les règles du code de la route et ce qu’on peut faire pour remettre en selle ceux qui veulent faire ou refaire du vélo.

Séverine Charpentier (debout à gauche) devant l’auditoire du Kafékifé
Philippe Jondeau

Atelier informatique

Samedi 16 octobre, carton plein pour l’atelier informatique animé par Sylvain : on a appris à mieux connaître le fonctionnement de nos ordinateurs, à réparer quelques bugs, à nettoyer, entretenir, etc. C’est une première dont le succès devrait permettre d’en organiser d’autres. Restez connectés ! Un grand merci à Martine et l’association Art Passion qui nous a accueillis dans ses locaux.

Kéfir de fruits

Constitué de levures et de bactéries qui forment des grains translucides, le kéfir est un probiotique plein d’oligoéléments qui nourrit votre flore intestinale et renforce votre immunité. On l’appelle aussi « cristal japonais ».

Au Kafékifé, dégustation du kéfir de fruits
Démonstration de la fabrication du kéfir par Bruno et Patricia

La recette, c’est par ici

Ingrédients et ustensiles

  • un bocal avec couvercle non hermétique de 1 à 2 litres
  • 3 cuillères à soupes de sucre blanc
  • 2 grosses cuillères à soupe de grains de kéfir
  • 1 litre d’eau de source ou d’eau du robinet décantée
  • 1 figue sèche
  • 1 rondelle de citron

Préparation

  • Mettre tous les ingrédients dans le bocal
  • Remplir d’eau
  • Fermer le couvercle du bocal
  • Laissez à température ambiante à l’abri de la lumière
  • Quand la figue remonte à la surface, la boisson est prête
  • Versez le contenu du bocal dans une bouteille munie d’un entonnoir et d’une passoire fine
  • Enlevez la figue (vous pouvez la manger)
  • Récupérez les grains de kéfir, rincez les et remettez 2 grosses cuillères dans le bocal pour recommencer
  • La boisson se conserve quelques jours au réfrigérateur

Selon votre goût, vous pouvez mettre plus ou moins de citron, voire du jus, ou d’autres fruits de saison, de la menthe, du gingembre, etc.

Fabriquer son levain

La recette du Fakir

Le levain remplace la levure dans le pain et permet de le rendre plus digeste et de le conserver plus longtemps, en ajoutant une saveur un peu acidulée.

Un levain est fait de farine et d’eau, un point c’est tout ! Les ferments naturels contenus dans la farine et les bactéries présentes dans l’air (aérobie) font le travail sans ajout d’autres substances.

Il peut être gardé indéfiniment… si vous en prenez bien soin. Après votre première fabrication, vous en garderez une partie qui deviendra le levain « chef ». Avant de faire votre pain, il suffira de le « rafraîchir » (de le nourrir) avec de la farine et de l’eau.

Explications

Farine : pour faire démarrer votre levain, choisissez de la farine bio et complète, ou semi-complète ; préférez le seigle qui contient plus de ferments. Ensuite, vous pourrez le rafraîchir avec le seigle toujours, ou de la farine de blé ou d’épeautre.

L’eau doit être pure : de source ou du robinet après décantation;

Étape 1 : création du levain

Dans un bocal en verre type Le Parfait dont vous aurez enlevé le joint d’étanchéité, mélangez 50g de farine et 50g d’eau avec une spatule en bois. Reposez le couvercle dans le verrouiller pour que l’air circule. Laissez le bocal dans un endroit tempéré durant trois jours. Il devrait faire des bulles et gonfler légèrement.
A l’issue de cette première phase, renouvelez l’opération en ajoutant 50g de farine et 50g d’eau. Laissez le reposer encore trois jours.

Étape 2 : le gavage

Retirez une bonne partie du levain de manière à laisser environ une tasse à café. Ajoutez au levain deux à trois fois son volume de farine de blé bio T65 et le même poids d’eau que de farine. Mélangez soigneusement pour aérer le levain. Renouvelez l’opération toutes les 12 heures. Quand après un « repas » ou nourrissage, il double ou triple de volume, votre levain est prêt. Si votre levain est « poussif », nourrissez le avec de la farine de seigle ; vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes de miel.
Pour conserver le levain chef, il faut ensuite le rafraîchir régulièrement. Lorsque vous faites votre pain, retirez la quantité nécessaire de levain et laissez au minimum l’équivalent d’une tasse à café. Nourrissez le ensuite en ajoutant deux à trois fois son volume de farine et le même poids d’eau.
Si vous ne vous en servez pas pendant plusieurs jours, vous pouvez aussi le conserver au frigo sans le nourrir. Quand vous en avez besoin, laisser le se réveiller à température ambiante (2 heures) puis nourrissez le.

Préparation du pain

Le pain au levain demande un peu d’organisation puisqu’il faut au besoin réveiller son levain et le laisser gonfler plusieurs heures, l’idéal étant de le nourrir la veille au soir.

Pour faire le pain : mélangez les ingrédients dans les proportions suivantes : un kg de farine de blé, deux tiers d’eau et un tiers environ de levain. En fonction du type de farine et de l’hygrométrie, la quantité d’eau peut varier. Je ne verse pas toute l’eau au début et je rectifie en cours de pétrissage en fonction de la consistance de la pâte.
Je mélange et pétris à l’aide d’un robot type KitchenAid mais on peut pétrir à la main, c’est juste plus salissant !

A la machine, je pétris entre 5 et 10 mn. Laissez ensuite reposer dans un bol couvert d’un linge à température ambiante (idéalement entre 20 et 23°C) de 1 à 2 heures. Quand la pâte a bien gonflé, rabaissez là en l’étirant et la pliant à deux ou trois reprises, pas davantage.
Laissez là à nouveau reposer en la couvrant d’un linge pour la seconde levée qui peut durer idéalement de 2 à 8 heures, selon votre emploi du temps, la température… La pâte doit à nouveau lever.

Je fais la cuisson dans un cocotte en fonte (elle peut être en verre). Je place une feuille de cuisson réutilisable au fond de la cocotte avant de verser la pâte. La cocotte lui donnera sa forme comme un moule. Je trace une croix avec un couteau sur le dessus du pâton. Je ferme le couvercle et je mets directement au four sans préchauffage à 250° pendant 1 heure pour un pain fabriqué avec 1 kg de farine. ll peut être nécessaire de le sortir de la cocotte et de le remettre 10 mn dans le four s’il n’est pas assez doré. La cuisson en cocotte donne une croûte fine et évite le dessèchement ; elle permet aussi d’avoir une pâte plus humide qui donnera un pain plus aéré.

Si vous cuisez sans cocotte, formez votre pain avant la seconde levée, préchauffez le four à 250°, tracez un croix sur le pâton et enfournez le pour 45 mn (pour 1 kg de farine).

Laissez votre pain ressuyer une heure ou deux sur une grille pour laisser le gaz carbonique s’échapper. Le pain sera plus digeste.

Vous pouvez varier les plaisirs en ajoutant 10% de seigle ou d’épeautre et, bien sûr, des graines : lins, courge, tournesol, pavot, noix, sésame… Toastées, elles sont encore meilleures !

Atelier lactofermentation

L’atelier lactofermentation a réuni une quinzaine de participants au tiers-lieu pour apprendre à conserver ses légumes dans la saumure. Une méthode facile, économique et bonne pour la santé.

Comment procéder ?

Matériel : pots style « Parfaits » et film plastique ou pot en terre à choucroute

Ingrédients : légumes bio, gros sel de mer, eau pure, une feuille de chou et une carotte coupée dans la longueur.

Préparation :

  • Couper les légumes (pas besoin de les éplucher s’ils sont bio) en rondelles, julienne, lanières ou morceaux selon le type de légume.
  • Remplir le pot et tasser avec le poing pour chasser le maximum d’air.
  • Couvrir d’une feuille de chou à coincer sous le rebord du pot avec les deux demi-carottes pour éviter que les légumes remontent à la surface et s’oxydent. Pour les pots à choucroute, couvrir avec une feuille de chou puis placer les deux pierres en demi-lune.
  • Verser la saumure (voir le tableau ci-dessous pour les proportions de sel) de façon à recouvrir l’ensemble.
  • Assurer l’étanchéité avec un film plastique enserrant l’ouverture et verser un peu d’eau (l’air s’échappera en douceur ; vérifier qu’il y a toujours de l’eau).
  • Pour les pots à choucroute avec joint d’eau, verser un peu d’eau dans la goulotte autour du couvercle.
  • Laisser fermenter en se conformant aux indications du tableau.
  • Quand la fermentation est terminée, vider la saumure et fermer le pot avec le joint de caoutchouc.
  • Il peut se conserver durant des semaines, voire des mois.
  • Bon appétit !
Tableau des concentrations de saumure et des durées de fermentation